Cette saison, et durant l’année qui est désormais derrière nous, nous avons franchi de nombreuses frontières en suivant Lausanne. Mais d’une certaine manière, la plus belle restera toujours cette frontière « invisible » !!!
Y a-t-il une meilleure façon de lancer l’année qu’avec un derby ?!
Le déplacement à Genève est toujours très attractif. Beaucoup apprécient faire le déplacement chez les voisins, dans cette zone frontalière de la Suisse. Un vrai derby, le genre de match pour lequel chaque supporter vit. C’est pour ce type de rencontres que nous sommes tombés amoureux du monde ultra et de la vie de tribune.

Il est vrai que ce derby se jouera dans des conditions un peu particulières, suite au drame survenu en début d’année. Il faut rester lucides, responsables, et comprendre le contexte actuel.
Nous étions une soixantaine à partir en train pour Genève, cortège jusqu’au stade… On entre dans un stade plein. Pour eux, c’était un match capital. Ils devaient gagner pour atteindre leur objectif. Malheureusement, ils ont gagné. Et à la fin du match, envahissement de terrain. À ce moment-là, on avait l’impression que notre parcage comptait plus pour eux que leur propre succès : tout le stade se dirige vers notre secteur.

J’ai vécu pas mal de situations dans ma vie, étant Ultra actif depuis l’an 2000. Mais celle-ci reste l’une des plus marquantes : voir tout un stade venir face à ton parcage. Heureusement, la police est intervenue rapidement et a évité des affrontements plus sérieux. Avec un peu plus de détermination côté genevois, il aurait pu y avoir contact, mais cela s’est finalement limité à des insultes, des jets d’objets, puis quelques tensions jusqu’à la gare. Rien de plus.

Pourquoi raconter tout ça ? Parce qu’aujourd’hui, on repart à Genève.
La dernière fois, on était plus de 800 dans le kop visiteurs !!! La tribune grandit, progresse, et c’est un vrai plaisir de vivre ça. Respect à tous les gars qui bossent pour rendre tout cela possible. Le Kop Sud avance, et j’espère qu’un jour le parcage visiteurs sera trop petit pour nous. Mais quoi qu’il arrive, il restera toujours ces 60-là, debout face à tout le stade.

Merci pour les souvenirs! J’en faisait partie!